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Nous sommes au début des années septante. L'homme a marché sur la Lune. Notre Eddy Merckx national pédale au sommet de sa forme et remporte victoires sur victoires. Jodoigne ne compte encore qu'une seule commune. Sur la chaussée qui mène à Charleroi habite un professeur de cours techniques avec son épouse, employée communale. Il s'appelle Jean-Jacques Devillez, elle, Josée. En rentrant chez lui, il croise sa voisine, Mme Laurensis, elle est là sur sa porte, elle attend. Mais que guette-t-elle ainsi? Elle espère en vain le passage des avions du meeting organisé ce wee-end-là à Beauvechain. Mais la Force Aérienne a choisi une autre direction pour l'envol de ses jets supersoniques. Jean-Jacques rentre chez lui et discute de la situation avec son épouse. Après maintes réflexions, une constatation devient nette et claire: "Il faut faire quelque chose !" Quelques jours plus tard, l'enseignant jodoignois confectionne un petit feuillet, il y insère un talon-réponse. Ils distribuent, un soir où la température est douce, leur petitpapier dans chaque boîte aux lettres de leur rue. Puis, ils attendent,... attendent, ... deux réponses. Déçus, nos deux Jodoignois oublient lentement leur projet. Quelques mois plus tard, alors
que Jodoigne s'est dotée d'une Association des Indépendants,
Monsieur Chaltin, un autre habitant de cette même chaussée,
Après une année de balbutiements, une première réunion fructueuse tient ses quartiers, le 28 octobre 1974, au "Café de l'Avenue", au quarante-six de l'Avenue Fernand Charlot, "Chez Mimie", pour les connaisseurs; un premier contact des plus fructueux. Le comité, fraîchement formé, délimite les "frontières" de son action, son domaine de travail comportera outre la Chaussée de Charleroi, la Rue du Soldat Larivière, une partie de l'Avenue Fernand Charlot, les Rues du Modron et du Stampia, et pour permettre un circuit plus complet, la Rue des Fabriques. Il reste alors à déterminer les objectifs de cette nouvelle organisation. Les buts que la nouvelle équipe désire poursuivre sont définis comme suit: une autonomie culturelle du quartier, avec la participation de tous les habitants et reconnaissance de cette souveraineté par la Ville de Jodoigne; la création et le renforcement des liens amicaux entre voisins; la prise de conscience par les autres associations jodoignoises de la vie sociale et culturelle du quartier. Les personnes présentes lors de cette première réunion, estiment également que toute action doit laisser une empreinte tangible et morale. Le dernier point à l'ordre du jour de cette séance précise, après diverses idées, la dénomination du groupe d'animation. La topographie des rues sélectionnées située au sud de Jodoigne et le tout formant approximativement une croix, Jean-Jacques propose "Croix du Sud" ou "Quartier de la Croix du Sud", ce qui donnera finalement la dénomination actuelle "Quartier-Sud". Lors de la réunion du 25 novembre suivant, les tâches sont précisées. Pierre Hesse devient trésorier du groupement, Josée Devillez-Bertrand, secrétaire, Robert Delcourt et Jean-Jacques Devillez, présidents. A l'unanimité, le doyen Van Hamme est nommé président d'honneur du Quartier-Sud. En cliquant ici, ou sur la partie de la fresque ci-dessous reprenant la photo de l'article, vous pourrez continuer à lire notre histoire en découvrant les premières activités du Quartier-Sud. |
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